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Pourquoi les parents empruntent-ils souvent à la place de l'étudiant ?
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Quels frais faut-il vraiment financer en 2026 ?
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Quel type de prêt choisir pour financer les études de son enfant ?
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Réduire le montant à emprunter : les aides possibles
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Comment fixer le bon montant sans fragiliser le ménage ?
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En quelques mots...
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FAQ
Prêt étudiant 2026 : comment financer les études ?
Écrit par La rédaction Meilleurtaux Belgique.
Mis à jour le 5 mai 2026.
Temps de lecture :
6 min
En Belgique, financer des études supérieures reste souvent une affaire de famille. Le minerval et l'inscription ne suffisent pas à résumer le budget : kot éventuel, transports, matériel, ordinateur, Erasmus ou voyage linguistique peuvent vite faire grimper le montant. Comme un jeune étudiant ou une étudiante ne dispose pas toujours de revenus stables, ce sont fréquemment les parents qui avancent l'argent ou qui souscrivent un prêt.
Pourquoi les parents empruntent-ils souvent à la place de l'étudiant ?
On parle beaucoup de prêt étudiant ou de crédit étudiant, mais, en pratique, ce financement est souvent porté par les parents. En Belgique, un prêteur doit vérifier la solvabilité de l'emprunteur. Or, un job étudiant, des allocations ou une aide familiale ne sont généralement pas assimilés à des revenus fixes suffisants pour obtenir un financement seul.
Le dossier de demande de prêt personnel est donc souvent analysé sur la base des revenus du ménage, de ses charges et de ses crédits en cours. Pour financer les études supérieures de leur enfant, les parents deviennent ainsi l'emprunteur principal, surtout lorsqu'il faut aussi couvrir le logement, le matériel ou un séjour à l'étranger.
Quel taux pour votre projet ?Quels frais faut-il vraiment financer en 2026 ?
Le premier réflexe consiste à regarder le minerval. C'est logique, mais ce n'est pas le coût réel d'une année étudiante. Les droits d'inscription ne couvrent pas les dépenses de la vie étudiante. Il faut y ajouter les syllabi, les logiciels, l'ordinateur, les transports, le kot éventuel (et la caution), l'alimentation et parfois des frais plus spécifiques.
La vraie question n'est donc pas seulement de savoir combien coûte les frais de scolarité, mais combien il faut au total pour financer les études. C'est ce calcul global qui permet de fixer un montant de prêt cohérent.
Le prix du minerval est encadré mais augmente
En Fédération Wallonie-Bruxelles, les droits d'inscription restent encadrés. En 2025-2026, le minerval plein est de 835 euros dans les universités pour les étudiants et étudiantes belges, assimilés ou ressortissants de l'Union européenne, avec un tarif réduit de 374 euros pour ceux et celles de condition modeste.
À partir de la rentrée 2026-2027, le système annoncé repose davantage sur les revenus du ménage, avec quatre statuts : boursier (gratuit), condition modeste (374€), intermédiaire (835€) et plein (1.194 €), qui concernerait une majorité d’étudiants. Avant d'emprunter, il est donc utile de vérifier si leur enfant peut bénéficier d'une allocation d'études ou d'un statut réduisant le minerval.
Quel taux pour votre projet ?Quel type de prêt choisir pour financer les études de son enfant ?
Quand les frais sont identifiés, le prêt à tempérament est souvent une solution adaptée à ce type de projet. Le montant est versé en une fois, la durée est fixée dès le départ et les mensualités sont stables. Pour les parents, cette formule est plus lisible.
Une fois le montant nécessaire défini, une simulation de prêt personnel permet déjà d'estimer une mensualité avant d'introduire une demande.
L'autre solution possible pour en bénéficier est l'ouverture de crédit. Elle offre davantage de souplesse, car l'argent peut être utilisé progressivement. Cela peut sembler pratique lorsque les dépenses arrivent par étapes : inscription, ordinateur, dépôt de garantie du logement, billet d'avion pour un Erasmus.
Le prêt à tempérament offre un cadre plus lisible, avec un montant, une durée et des mensualités fixés à l'avance. L'ouverture de crédit est plus souple, mais avec son coût peut augmenter si le remboursement s'étale.
Cette page sur les différents types de crédit aide à distinguer les mécanismes.
Réduire le montant à emprunter : les aides possibles
Avant de signer un crédit, il faut examiner toutes les aides disponibles dont vous pouvez bénéficier. En Belgique francophone, l'allocation d'études reste le principal levier public. Elle dépend notamment des revenus du ménage, de la composition de famille, du parcours de l'étudiant ou de l'étudiante et de plusieurs critères administratifs.
Un point est souvent sous-estimé : pour l'octroi de l'allocation d'études, les revenus du ménage ne se limitent pas au salaire ou aux allocations familiales. Certains revenus immobiliers, comme des revenus cadastraux indexés et des loyers bruts liés à un bien autre que l'habitation principale (par exemple un appartement mis en location, une résidence de vacances), sont aussi pris en compte. Même avec des revenus « classiques » modestes, ils peuvent être inclus dans l'analyse et faire perdre le droit à l'allocation d'études.
Il ne faut pas négliger non plus les autres solutions : étalement du paiement pour l'établissement d'enseignement supérieur, aide du service social de l'institution (université, haute école, etc.), bourse de mobilité, soutien familial ou petit revenu tiré d'un job étudiant pour les dépenses courantes. Ces pistes permettent souvent de limiter le montant emprunté.
Quel taux pour votre projet ?Comment fixer le bon montant sans fragiliser le ménage ?
Le bon montant n'est pas le maximum qu'un prêteur accepterait, mais celui que les parents peuvent rembourser sans mettre le budget sous tension. Pour éviter l'erreur classique d'un crédit trop large, il faut construire un budget réaliste.
Commencez par lister les dépenses liées aux études : écolage, inscription, logement, caution, matériel, ordinateur, transports, assurance, alimentation. Ajoutez ensuite un poste mobilité si un Erasmus, un voyage linguistique ou des déplacements fréquents sont prévus.
Puis retranchez ce qui existe déjà : épargne, aide familiale, allocation d'études, bourse, paiement échelonné du minerval et éventuelle participation de l'enfant via un job étudiant.
Pour vérifier si la mensualité envisagée colle avec les revenus du ménage, notre guide sur la capacité d'emprunt peut servir de point de départ.
Avant de faire votre demande de prêt, préparez le dossier en amont. Dans le cadre légal du crédit à la consommation, les prêteurs demandent généralement une pièce d'identité, un justificatif de domicile, des preuves de revenus et le détail des crédits en cours.
La page sur les justificatifs à fournir résume les documents souvent demandés.
Avant de signer, il faut enfin comparer le TAEG des différentes offres de crédit et pas seulement le taux affiché.
En quelques mots...
En 2026, le prêt étudiant est souvent, dans les faits, un prêt souscrit par les parents pour financer les études supérieures de leurs enfants. La bonne approche consiste à calculer le coût réel, à vérifier le droit à une allocation d'études, à réduire le montant à emprunter quand c'est possible et à choisir un crédit adapté aux revenus du ménage.
Une simulation de prêt personnel permet ensuite de vérifier rapidement si le montant envisagé reste compatible avec les revenus du ménage.
Quel taux pour votre projet ?FAQ
Un étudiant peut-il emprunter seul pour financer ses études ?
C'est très difficile sans revenus fixes et réguliers. En pratique, un job étudiant ou des allocations ne suffisent généralement pas à convaincre un prêteur.
Prêt à tempérament ou ouverture de crédit : quelle formule choisir ?
Le prêt à tempérament convient bien si le montant est connu et si l'on veut des mensualités stables. L'ouverture de crédit peut aider quand les dépenses sont étalées, mais elle demande plus de discipline et peut revenir plus cher si le remboursement s'allonge.
Peut-on cumuler allocation d'études et crédit ?
Oui. Une allocation d'études peut réduire le montant à financer, mais elle ne couvre pas toujours tous les frais. Les parents peuvent donc combiner allocation, épargne et prêt.
Quelles erreurs éviter quand les parents financent les études de leurs enfants ?
Il faut éviter de recourir à un emprunt trop large, de sous-estimer le coût total des études et d'accepter une mensualité trop élevée pour les revenus du ménage concernant les études de votre enfant.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux Belgique